Fiscalité
Micro-BIC, régime réel, prélèvements sociaux, taxe de séjour : ce que doit savoir un propriétaire qui loue sur Airbnb en France, mis à jour après la loi Le Meur et la LFSS 2026.
Article mis à jour en octobre 2026, après la loi Le Meur et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
La mise en location de son logement sur Airbnb peut constituer une source de revenus non négligeable. Ces revenus sont toutefois soumis à la fiscalité française et impliquent certaines obligations déclaratives, qui ont beaucoup évolué ces dernières années.
Tout propriétaire qui loue son bien sur Airbnb doit déclarer les revenus perçus à l’administration fiscale, que la location soit occasionnelle ou régulière. Ces revenus relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), en général sous le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP).
Depuis les revenus perçus en 2025, le régime micro-BIC est beaucoup moins favorable pour les locations de courte durée :
Avant 2025, les meublés non classés bénéficiaient d’un abattement de 50 % jusqu’à 77 700 €. Faire classer son meublé est donc devenu un vrai levier fiscal.
Au-delà de ces seuils, ou sur option, le régime réel s’applique. Il permet de déduire les charges réelles liées à la location (frais de gestion, travaux, intérêts d’emprunt, charges de copropriété, etc.) et d’amortir le bien et le mobilier. Pour un meublé non classé, il est souvent plus avantageux que le micro-BIC depuis la réforme.
Les revenus de location meublée non professionnelle sont soumis aux prélèvements sociaux. Depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, leur taux est de 18,6 % (contre 17,2 % auparavant), alors que les revenus de location nue restent à 17,2 %.
La plupart des communes appliquent une taxe de séjour aux locations de courte durée. Airbnb la collecte et la reverse directement à la commune dans de nombreuses villes ; sinon, il revient au propriétaire de la collecter et de la reverser.
Au-delà de la fiscalité, le propriétaire doit déclarer sa location en mairie et obtenir un numéro d’enregistrement là où il est exigé. La location d’une résidence principale est limitée à 120 nuits par an, et les communes peuvent abaisser ce plafond jusqu’à 90 nuits : c’est le cas à Paris depuis le 1er janvier 2025. Pour une résidence secondaire, une autorisation de changement d’usage peut être nécessaire.
La fiscalité de la location courte durée s’est nettement durcie depuis 2025. Avant de choisir votre régime, faites le point avec un expert-comptable : le bon choix dépend de vos recettes, de vos charges et du classement de votre logement. Et si la courte durée devient moins intéressante pour votre bien, la location moyen terme en bail mobilité peut être une alternative.
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé.